Notions techniques

Maintenant que tu as acheté ton APN, normalement tu es censé lire la notice d’emploi. Comme à tous les coups tu ne vas pas le faire (et tu as bien tort, crois moi), voyons ensemble quelques points pour bien l’utiliser.

Si tu veux sortir un peu du mode automatique, tout appareil photo numérique dispose de menus pré-réglés. Chez certaines marques ils appellent cela des scènes.

Pour le reste, observe bien les molettes et les boutons de ton APN et tu découvriras vite qu »il existe des pré-réglages pour photographier un tas de choses. Souvent ces menus sont représenté par un pictogramme assez parlant.

Si tu as un appareil qui est débrayable en manuel, ta molette ou ton bouton de réglage te proposera aussi des trucs aussi ésotérique que A ou Av (= l’appareil règle tout seul la vitesse, tu n’as qu’à choisir ton ouverture du diaphragme) S ou Tv (= l’appareil règle l’ouverture du diaphragme et toi la vitesse) P (tu règles ce que tu veux, l’appareil s’occupe du reste) et M (à toi de tout régler).

Franchement, si tu veux mon avis, nulle besoin de se prendre la tête avec les réglages manuels pour faire une bonne photo. Les APN actuels ont des modes automatiques tellement sophistiqués, que tu ne peux pas louper une photo (sauf si elle est floue ou mal cadrée, mais ça n’a rien à voir avec les réglages dont nous allons parler).

Alors juste pour ceux qui ont la possibilité de régler manuellement leur vitesse, leur ouverture etc… et qui veulent en savoir plus, penchons nous sur le sujet.

Si tu ne comprends rien à ce qui va suivre, ce n’est pas grave. Garde ce billet sous le coude, dans tes favoris par exemple, et reviens le lire dans quelques temps.
Lorsque tu appuies sur le déclencheur, le capteur va se trouver exposé à la lumière. Pour que l’image qui se forme soit nette il a besoin d’une certaine quantité de lumière qui va dépendre:
– de la durée d’exposition (=vitesse)
– et de la taille du trou par où elle passe pour atteindre le capteur (=ouverture du diaphragme).
Les deux sont très dépendants l’un de l’autre.

Pense à un robinet : pour remplir ton verre (=capteur) soit tu tournes le robinet pour l’ouvrir au maximum et tu as des trombes d’eau qui s’écoulent (diaphragme ouvert – vitesse rapide) soit tu l’ouvres à peine et tu obtiens un goutte à goutte (diaphragme fermé- vitesse lente)

Plus précisément:

– la vitesse. Elle est exprimé en seconde sous la forme 1/500 par exemple (pour 1 cinq-centième de secondes, soit 0,002 secondes). Plus la vitesse est rapide (plus le chiffre après la barre de fraction est grand) et plus on peut figer l’action. Et réciproquement.

– l’ouverture du diaphragme: pour l’instant, retiens juste que plus le chiffre est grand (4,4.5 5.6, 8 , 22 …) plus la profondeur de champ sera grande et plus le fond de la photo sera nette. Plus le chiffre est petit (1, 1.2, 2.8…) moins il y a de profondeur de champ et plus le fond de la photo est floue (utile pour un portrait par exemple)

– La distance focale:
c’est la distance entre le centre de ton objectif et le sujet photographié. C’est super bien expliqué ici (clic!)

– La sensibilité ISO:
au bon vieux temps de l’argentique, cela correspondait à la sensibilité de la pellicule. En résumé, plus il fait sombre, plus la sensibilité doit être élevée (400 – 800 – 1600 3200). En lumière naturelle ou en intérieur avec flash, une sensibilité de 200 iso suffit.

– La balance des blancs:
ça se complique un chouïa.  Disons pour simplifier que le réglage de la balance des blancs va te permettre de restituer dans ta photo la lumière réelle de la scène photographiée. Qui n’est pas la même tout le temps: tu n’as qu’à comparer un objet le matin en pleine lumière et le soir éclairé à la bougie. Et oui, ça n’a rien à voir.

Passons aux choses sérieuses

Je te conseille dans un premier temps d’utiliser le mode A (ou Av) avec les ISO et la balance des blancs en automatique: tu n’as qu’à sélectionner l’ouverture du diaphragme, l’appareil se charge du reste.

Une fois que tu maîtrises bien le mode Av, passe au mode S (Tv): à toi de régler la vitesse, l’appareil s’occupe du reste. Pour te rendre compte des différences, je te conseille de photographier quelque chose ou quelqu’un qui est en mouvement.

Une fois que tu maîtrise ces deux boutons, tu es prêt pour le mode entièrement manuel.

Il y a aussi un mode « P » très utile, qui te permets de régler au choix : la vitesse, le diaph, les deux ou pas, l’appareil se chargeant automatiquement du reste.

(L’avantage du numérique c’est qu’on voit le résultat tout de suite, donc s’il ne te convient pas tu peux refaire immédiatement ta photo avec d’autres réglages.)

Je ne saurai trop de conseiller également de passer du temps devant ton ordinateur à comparer tes photos et leurs réglages. De nombreuses galeries en ligne et quelques logiciels permettent d’afficher les données EXIF liées à la photo : focale, vitesse etc… Pour les utilisateurs de Windows, elles n’apparaissent dans l’explorateur (clic droit – propriétés).

Je te rassure, dans la vraie vie, à part pour les photos en studio, les pros sont rarement en mode M. Afin d’être très réactifs, ils privilégient souvent les mode Av, Tv (S) et P.

Et ne désespère pas, à force de faire des photos toutes ces histoires de réglages vont un jour devenir plus ou moins des automatismes et tu sauras intuitivement quels boutons tourner pour obtenir ce que tu souhaites.

Prendre une photo

Ah oui, ça a l’air bête comme ça, mais il semblerait que ce ne soit pas évident pour tout le monde.

– d’abord on tient son appareil photo fermement avec tous ses doigts. C’est pas une tasse de thé, c’est un joujou qui coute parfois très cher, alors le manipule pas du bout des ongles comme si on avait peur de se brûler.

– on se campe fièrement sur ses deux jambes. On doit être d’une stabilité parfaite. Les deux pieds bien au sol, le buste dans l’alignement, on redresse la tête, on détend les épaules. Stable ne veut pas dire crispé.

– soit on utilise l’écran LCD sur l’appareil, alors on plie les bras et on tient l’appareil approximativement à hauteur des clavicules ou du menton. Les bras sont souples et détendus mais la prise reste ferme. Évidement on tient l’appareil droit…

– soit on a un viseur. Pareil on tient fermement l’appareil. La position du corps peut être un peu différente, un pied en avant l’autre en arrière, le tout est d’être le plus stable possible.

– on se met à la hauteur de son sujet: on se baisse si c’est un enfant ou un chien, si c’est un paysage on peut grimper sur un monticule, ou se mettre à plat ventre… bref, on cherche l’angle de vue idéal

– on vérifie qu’on a pas un bout de doigt ou une sangle qui traine devant l’objectif.

– si on n’est pas en mode Automatique, on règle son diaph’ et/ou sa vitesse

– on cadre son sujet (on reviendra sur ce point )

– on fait le point en enfonçant le déclencheur à mi-course (ou en tournant la bague de l’objectif)

– on inspire, retient sa respiration et on appuie sur le déclencheur.

– on respire (bah oui, allez pas rester en apnée, hein)

Et on recommence le plus souvent possible (c’est le seul moyen pour bien connaitre son APN)