Arrêtez les flashs !

 

Le flash sert à déboucher les ombres en contre jour point barre

Ceci sera ton mantra de la semaine.

Parce que le flash intégré sur ton appareil il est tout nul. Et ça, que tu ais un compact, un reflex, un bridge ou un hybride. Pas de jaloux.

Dans le meilleurs des cas il va servir à rien parce qu’il ne porte pas à plus de 3 mètres (donc tu es gentil, en concert tu arrêtes de l’utiliser, merci) et dans le pire des cas il va coller au gens que tu prends en photos des yeux rouges à faire pâlir d’envie un lapin myxomateux.

Nous verrons dans quelques temps comment se débrouiller sans flash. Ou comment l’améliorer.

Le seul cas où il reste vraiment incontournable, c’est si tu prends un portrait en contre-jour. Afin d’éclairer le visage de la personne photographiée.

Notions techniques

Maintenant que tu as acheté ton APN, normalement tu es censé lire la notice d’emploi. Comme à tous les coups tu ne vas pas le faire (et tu as bien tort, crois moi), voyons ensemble quelques points pour bien l’utiliser.

Si tu veux sortir un peu du mode automatique, tout appareil photo numérique dispose de menus pré-réglés. Chez certaines marques ils appellent cela des scènes.

Pour le reste, observe bien les molettes et les boutons de ton APN et tu découvriras vite qu »il existe des pré-réglages pour photographier un tas de choses. Souvent ces menus sont représenté par un pictogramme assez parlant.

Si tu as un appareil qui est débrayable en manuel, ta molette ou ton bouton de réglage te proposera aussi des trucs aussi ésotérique que A ou Av (= l’appareil règle tout seul la vitesse, tu n’as qu’à choisir ton ouverture du diaphragme) S ou Tv (= l’appareil règle l’ouverture du diaphragme et toi la vitesse) P (tu règles ce que tu veux, l’appareil s’occupe du reste) et M (à toi de tout régler).

Franchement, si tu veux mon avis, nulle besoin de se prendre la tête avec les réglages manuels pour faire une bonne photo. Les APN actuels ont des modes automatiques tellement sophistiqués, que tu ne peux pas louper une photo (sauf si elle est floue ou mal cadrée, mais ça n’a rien à voir avec les réglages dont nous allons parler).

Alors juste pour ceux qui ont la possibilité de régler manuellement leur vitesse, leur ouverture etc… et qui veulent en savoir plus, penchons nous sur le sujet.

Si tu ne comprends rien à ce qui va suivre, ce n’est pas grave. Garde ce billet sous le coude, dans tes favoris par exemple, et reviens le lire dans quelques temps.
Lorsque tu appuies sur le déclencheur, le capteur va se trouver exposé à la lumière. Pour que l’image qui se forme soit nette il a besoin d’une certaine quantité de lumière qui va dépendre:
– de la durée d’exposition (=vitesse)
– et de la taille du trou par où elle passe pour atteindre le capteur (=ouverture du diaphragme).
Les deux sont très dépendants l’un de l’autre.

Pense à un robinet : pour remplir ton verre (=capteur) soit tu tournes le robinet pour l’ouvrir au maximum et tu as des trombes d’eau qui s’écoulent (diaphragme ouvert – vitesse rapide) soit tu l’ouvres à peine et tu obtiens un goutte à goutte (diaphragme fermé- vitesse lente)

Plus précisément:

– la vitesse. Elle est exprimé en seconde sous la forme 1/500 par exemple (pour 1 cinq-centième de secondes, soit 0,002 secondes). Plus la vitesse est rapide (plus le chiffre après la barre de fraction est grand) et plus on peut figer l’action. Et réciproquement.

– l’ouverture du diaphragme: pour l’instant, retiens juste que plus le chiffre est grand (4,4.5 5.6, 8 , 22 …) plus la profondeur de champ sera grande et plus le fond de la photo sera nette. Plus le chiffre est petit (1, 1.2, 2.8…) moins il y a de profondeur de champ et plus le fond de la photo est floue (utile pour un portrait par exemple)

– La distance focale:
c’est la distance entre le centre de ton objectif et le sujet photographié. C’est super bien expliqué ici (clic!)

– La sensibilité ISO:
au bon vieux temps de l’argentique, cela correspondait à la sensibilité de la pellicule. En résumé, plus il fait sombre, plus la sensibilité doit être élevée (400 – 800 – 1600 3200). En lumière naturelle ou en intérieur avec flash, une sensibilité de 200 iso suffit.

– La balance des blancs:
ça se complique un chouïa.  Disons pour simplifier que le réglage de la balance des blancs va te permettre de restituer dans ta photo la lumière réelle de la scène photographiée. Qui n’est pas la même tout le temps: tu n’as qu’à comparer un objet le matin en pleine lumière et le soir éclairé à la bougie. Et oui, ça n’a rien à voir.

Passons aux choses sérieuses

Je te conseille dans un premier temps d’utiliser le mode A (ou Av) avec les ISO et la balance des blancs en automatique: tu n’as qu’à sélectionner l’ouverture du diaphragme, l’appareil se charge du reste.

Une fois que tu maîtrises bien le mode Av, passe au mode S (Tv): à toi de régler la vitesse, l’appareil s’occupe du reste. Pour te rendre compte des différences, je te conseille de photographier quelque chose ou quelqu’un qui est en mouvement.

Une fois que tu maîtrise ces deux boutons, tu es prêt pour le mode entièrement manuel.

Il y a aussi un mode « P » très utile, qui te permets de régler au choix : la vitesse, le diaph, les deux ou pas, l’appareil se chargeant automatiquement du reste.

(L’avantage du numérique c’est qu’on voit le résultat tout de suite, donc s’il ne te convient pas tu peux refaire immédiatement ta photo avec d’autres réglages.)

Je ne saurai trop de conseiller également de passer du temps devant ton ordinateur à comparer tes photos et leurs réglages. De nombreuses galeries en ligne et quelques logiciels permettent d’afficher les données EXIF liées à la photo : focale, vitesse etc… Pour les utilisateurs de Windows, elles n’apparaissent dans l’explorateur (clic droit – propriétés).

Je te rassure, dans la vraie vie, à part pour les photos en studio, les pros sont rarement en mode M. Afin d’être très réactifs, ils privilégient souvent les mode Av, Tv (S) et P.

Et ne désespère pas, à force de faire des photos toutes ces histoires de réglages vont un jour devenir plus ou moins des automatismes et tu sauras intuitivement quels boutons tourner pour obtenir ce que tu souhaites.

Prendre une photo

Ah oui, ça a l’air bête comme ça, mais il semblerait que ce ne soit pas évident pour tout le monde.

– d’abord on tient son appareil photo fermement avec tous ses doigts. C’est pas une tasse de thé, c’est un joujou qui coute parfois très cher, alors le manipule pas du bout des ongles comme si on avait peur de se brûler.

– on se campe fièrement sur ses deux jambes. On doit être d’une stabilité parfaite. Les deux pieds bien au sol, le buste dans l’alignement, on redresse la tête, on détend les épaules. Stable ne veut pas dire crispé.

– soit on utilise l’écran LCD sur l’appareil, alors on plie les bras et on tient l’appareil approximativement à hauteur des clavicules ou du menton. Les bras sont souples et détendus mais la prise reste ferme. Évidement on tient l’appareil droit…

– soit on a un viseur. Pareil on tient fermement l’appareil. La position du corps peut être un peu différente, un pied en avant l’autre en arrière, le tout est d’être le plus stable possible.

– on se met à la hauteur de son sujet: on se baisse si c’est un enfant ou un chien, si c’est un paysage on peut grimper sur un monticule, ou se mettre à plat ventre… bref, on cherche l’angle de vue idéal

– on vérifie qu’on a pas un bout de doigt ou une sangle qui traine devant l’objectif.

– si on n’est pas en mode Automatique, on règle son diaph’ et/ou sa vitesse

– on cadre son sujet (on reviendra sur ce point )

– on fait le point en enfonçant le déclencheur à mi-course (ou en tournant la bague de l’objectif)

– on inspire, retient sa respiration et on appuie sur le déclencheur.

– on respire (bah oui, allez pas rester en apnée, hein)

Et on recommence le plus souvent possible (c’est le seul moyen pour bien connaitre son APN)

Un réflex, pourquoi, comment

102/365 - ancètres

Juste avant d’entrer dans le vif du sujet, permets moi de te rappeler quelques éléments importants :

Ce n’est pas l’appareil qui fait de belles photos, c’est le photographe. Si c’était aussi facile, tu penses bien qu’on aurait tous un Canon 5D ou un Nikon D5. Or, je connais des possesseurs de compact qui font des photos bien meilleures que beaucoup d’utilisateurs de reflex.

Un compact ça ne fait pas de belles photos. Ben si. Au contraire même. Sur une photo de groupe ou de paysage, avec un compact tout le monde est net, alors qu’avec un reflex ou un hybride, tout dépend de l’objectif. Et si tu aimes photographier les insectes qui butinent des fleurs, tu auras de très beaux résultats avec n’importe quel compact. Alors qu’avec un reflex, cela suppose d’investir dans un objectif dédié à la macrophotographie (et c’est au minimum 400 € un bon objectif macro…).

Mais admettons que tu veuilles quand même acheter un reflex.

Quelque soit la marque, il y a 3 gammes:

– une gamme « amateur » (Nikon D5000, Canon 600D, Olympus E420 ou E520, Sony Alpha 450…)

– une gamme « expert » (Canon 80D, Nikon D800, Olympus E30, Pentax K7…)

– une gamme « professionnelle » (Canon 5D, Nikon D5, etc…)

Les 3 gammes comportent d’excellents appareils. La principale différence entre un entrée de gamme et un appareil de pro tient dans la taille du capteur, la vitesse de prise de vue en rafale, la sensibilié en faible lumière et la composition du boitier, à savoir s’il résiste plus ou moins à l’humidité. Il y a aussi pas mal de différences dans les fonctionnalités, avec des modes plus assistés pour les modèles amateurs. Le poids est aussi très différent et varie du simple au double entre un reflex « amateur » et un modèle plus « pro ».

Il faut trouver celui qui est adapté à ton budget, à tes connaissances et surtout à ta pratique de la photo. En résumé: va pas t’acheter un Nikon D3, c’est pas parce que tu as le budget que tu sauras t’en servir.

Mais voyons plus en détails les principales différences entre un compact/ou un bridge et un reflex (et hybrides).

– les objectifs interchangeables. Je commence par le plus évident. Avec un compact tu peux tout photographier: de l’anse de ta tasse à café jusqu’au coq sur le clocher de l’église. Les hybrides et les reflex eux, sont vendus avec un objectif qui couvre une certaine distance. Pour shématiser, si tu pars en vacances à la campagne avec un reflex, il te faudra prévoir un objectif pour l’abeille qui butine la fleur, un pour prendre en photo la vue du village depuis la colline voisine et un pour prendre tonton Bernard sur son tracteur. (Je shématise, j’ai dit) Par rapport à un compact ou un brige, il y a donc une énorme différence en terme de quantité de matériel à trimballer (tu te retrouves vite avec un sac qui pèse très lourd, entre le boitier, les objectifs, le flash, le pied etc..). Et de budget. Parce que comme c’est la qualité de l’objectif qui fait la qualité de la photo, tu vas vite de retrouver à chercher frénétiquement sur ebay des objectifs qui valent 3 fois le prix de ton boitier.

la taille du capteur: il varie de 36×24 mm (comme les pellicules, et oui) pour les reflex professionnels contre 5,76×4,29mm  pour les plus petits compacts. Je te passe les détails techniques complexes mais rien qu’à voir la différence de taille ça parait assez évident que plus le capteur est grand, meilleure est la qualité de l’image.

le format des images: (prend un café ça va être long)

Lorsque le capteur enregistre une photo, ce sont en fait des micros capteurs (photosites) qui laissent passer la lumière et les fréquences de couleurs et permettent ainsi de restituer ce qu’on prend en photo. L' »image » qui en découle n’est pas vraiment exploitable, aussi les APN intègre un micro logiciel chargé de transformer cette image en une photo exploitable par un ordinateur. C’est pourquoi les photos numériques sont au format .jpg ou « jpeg ».

Le problème du « jpeg » c’est que lorsqu’on fait des retouches de contraste ou de couleur avec un logiciel comme photoshop ou gimp, on modifie et parfois on détruit les pixels. Et forcément la photo perd en qualité. Pour éviter cela, les APN destinés aux amateurs éclairés et au professionnels permettent de récupérer l’image brut de décoffrage, non traitée par le micro logiciel de l’APN. C’est ce qu’on appelle le RAW, une sorte de négatif numérique en quelques sortes, qui va pouvoir être retraité sans détérioration.

La plupart des compacts et des bridges ne proposent pas les  RAW. Alors que les reflex, oui. Donc si tu veux faire des retouches poussées du genre te faire perdre 10 kg sur les photos de vacances, hésite pas, prends un appareil qui pourra te restituer les RAW.

Comment choisir son compact (ou son bridge)?

Maintenant que tu sais vers quel type d’appareil tu vas t’orienter, il va falloir se décider sur le modèle.

On va s’occuper déjà des compacts et des bridges, on verra la semaine prochaine pour les reflex et les hybrides.

Depuis que le plus basique des compacts propose une résolution de 10 mpx, tant que tu ne comptes pas imprimer tes photos en 4 par 3, le nombre de mégapixels n’est plus un critère de choix.
Pour te faire une idée, voici de combien de mégapixels tu as vraiment besoin:

– Pour afficher une photo sur un écran d’ordinateur : maxi 1,8 MP
– Pour imprimer une photo 10×15 (taille d’une carte postale): 2 MP
– Pour imprimer une photo de taille A4 (21×29,7cm): 6 MP
– Pour imprimer une photo de taille A3 (double page d’un magazine) :10 MP

Ce qui compte en fait c’est l’objectif. Et là, ça va dépendre de ce que tu veux photographier.

Si tu veux photographier un paysage ou un groupe de personne (genre photo de classe), tu prends un grand angle (15-35mm)

Si tu veux pouvoir photographier l’oiseau sur l’arbre loin là bas, il te faut un zoom ( à partir de 90/100 mm, ou 5x, 10x, etc).

Pas mal de compacts cumulent les deux, de même que les bridges.

Remarque sur les zooms pour les compacts (et les bridges): tu vas te retrouver devant un choix cornélien OPTIQUE ou NUMERIQUE. Optique, cela signifie que c’est grâce un astucieux jeux de lentilles superposées les unes aux autres à l’intérieur de ton objectif que tu vas pouvoir immortaliser un truc très loin. Le grossissement est mécanique, la qualité d »image est normalement excellente. Sauf si tu bouges en déclenchant.

Numérique, cela signifie que ton appareil va grossir chaque point de l’image artificiellement. Et ainsi agrandir le truc très loin que tu veux photographier. Alors forcément il y a plus de chance que ta photo prise au zoom numérique présente un effet de pixellisation (« bruit »). En même temps, avec les nouveaux appareils proposant des stabilisateurs d »images et des zooms numériques de plus en plus précis, je ne suis pas vraiment sure que ce soit encore un critère déterminant.

Une dernière recommandation: si tu veux acheter ton APN par internet, je te conseille d’aller le voir « en vrai ». D »aller le tripoter, le soupeser, le triturer. Voir si sa taille te convient, si tu l’a bien en main, s’il y a un viseur ou seulement un écran, un écran orientable ou pas, des molettes faciles d’accès etc..

Et moi qu’est ce que j’ai comme appareil ?

Je ne souhaite pas citer de marque ici, car chacune a ses qualités et ses défauts. C’est un peu comme les voitures, t’as des gens qui achètent que des peugeots et d’autres que des renault. Et bien en photo c’est pareil, tu as des gens qui ne jure que par Nikon ou Canon ou Sony etc… mais ce n’est pas pour ça qu’une marque est meilleure que l’autre. 😉

Chacun choisi en fonction de ses besoins: écran orientable ou pas, menus tactile ou molette, (couleur du boitier, aussi pourquoi pas?) Souvent aussi on est habitué à une marque, on a essayé l’APN de son pote et on veut le même ou on profite d’une promo intéressante.

De toute façon quelque soit l’appareil on peut faire de belles photos. Ce n’est pas le matériel qui compte mais l’oeil du photographe 😉

Quel type d’appareil acheter

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– le compact : Pas besoin de se prendre la tête avec les réglages, le mode automatique te garanti une photo réussie dans pratiquement toutes les situations. Certains modèles proposent en plus un menu semi-automatique et/ou manuel qui te permet de te familiariser progressivement avec les réglages. C’est l’idéal pour ceux qui veulent prendre des photos sans s’occuper de la technique. En plus c’est petit, on peut donc l »emmener partout et l »avoir toujours sur soi.

-le bridge: D’un coté il a le mode automatique du compact, de l’autre il a de nombreuses possibilités de réglages manuel et un zoom qui couvre une large palette (paysage, portrait, objet situés loin) Comme un reflex, mais sans en avoir le poids, ni l’encombrement (ni le prix). A mon avis l’idéal si tu as envie de te mettre à la photo ou de progresser et que tu n’as pas envie d’investir tout de suite dans un réflex.

– l’hybride: en gros, c’est un compact avec des objectifs interchangeables. Tu as l’avantage du compact: taille réduite, réglages automatiques et donc assurance de faire des photos réussies quelques soient les conditions et du réflex: possibilité de réglages manuel et d »adapter ton objectif à tes besoins. Pour tous donc, débutants aussi bien qu’expert. Attention, cependant, si au départ le prix est celui d’un compact, dès qu’on commence à investir dans des objectifs supplémentaires on tombe vite dans un budget « reflex ».

– Le Réflex : La rolls de l’APN tu penses? Honnêtement si tu bites que dalle à la technique et que c’est pour t’en servir uniquement en mode automatique, autant acheter un bridge ou un hybride. Ce n’est pas parce que tu as un réflex à whatmille dollars que tu feras des belles photos. Commence par faire des photos réussies avec un compact petit scarabée et monte progressivement en gamme. (En plus le reflex c’est lourd à trimballer. Et c’est un peu un gouffre à pognon: tu commences avec un boitier et un objectif et très vite tu te retrouves à acheter un flash, un pied, un objectif, puis un autre objectif, puis encore un autre…)